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UN PROJET-PILOTE

by Robert Daoust, 2002

Voici un bref plan pour secourir un nombre considérable d'individus atteints ou sur le point d'être atteints par une souffrance extrême. J'aimerais que vous considériez de prendre part à ce plan, si vous le pouvez et comme vous le pouvez.

Le plan consiste à réaliser un projet-pilote qui, par voie de conséquence, donnerait naissance à une toute nouvelle sorte d'action concernant la douleur et la souffrance. Il y a de bonnes raisons de croire que cette action constituerait rapidement un complément décisif à l'excellent travail de soulagement que font déjà une foule d'organisations et de personnes.

Le but du projet lui-même est simplement d'apporter une solution à la souffrance d'au moins trois individus. Mais la souffrance, dans ces cas, devra présenter trois critères : elle devra être extrême, évitable et non prise en charge.

Le projet-pilote peut se réaliser avec deux travailleurs ou plus, aidés à l'occasion par des collaborateurs. Il peut demander quelques mois, et peut coûter quelques milliers de dollars. Trois phases de travail sont nécessaires.

Pendant la première phase, les travailleurs devront, pour eux-mêmes, définir très précisément certains termes de base, pour en faire des outils qu'ils pourront utiliser à des fins concrètes dans la phase 2 et 3. Qu'est-ce que la souffrance? Qu'est-ce qu'un cas de souffrance? Qu'est-ce qu'une souffrance extrême? Qu'est-ce qu'une souffrance évitable? Qu'est-ce qu'une souffrance non prise en charge? Qu'est ce qu'apporter une solution à une souffrance?

Pendant la deuxième phase, les travailleurs devront identifier dans le monde réel au moins trois cas concrets de souffrance extrême, évitable et non prise en charge.

Pendant la troisième phase, les travailleurs devront effectuer ou faire effectuer des actions qui apporteront réellement une solution à au moins trois cas identifiés.

Une fois le projet-pilote terminé, on espère que ses résultats seront bons et qu'ils pourront susciter une application plus étendue de ses principes contre la douleur et la souffrance excessives. Ainsi, dans les prochaines années, d'autres personnes ou nous-mêmes pourrions réaliser de nouveaux projets ou de nouvelles expériences basés sur ce modèle. Si ces nouvelles initiatives réussissent elles aussi, comme on peut le présumer, de plus en plus d'interventions et de politiques concernant la souffrance extrême seraient mises en oeuvre. Bientôt, un nombre considérable d'individus échapperaient au pire.

Voilà le plan. Faites-moi connaître, je vous prie, votre réaction.


© Robert Daoust, Montréal 2002

Dernière mise à jour : 2006/10/30

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