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L'AGENCE STRATÉGIQUE DE SERVICE HUMANITAIRE

Note de l'auteur — Ce document a été écrit par Robert Daoust en 1998. Il est offert ici en vue de stimuler la réflexion sur la création d'un programme universel pour le contrôle de la souffrance.

English abstract — The Strategic Agency for Humanitarian Service is presented as a tentative model for an organization that would contribute to establish a systematic control of suffering in our world. The Agency is a kind of commercial-community enterprise which performs mutual aid interventions. Each intervention has two goals : to solve one case of extreme suffering, and to progress one step further toward a global control of suffering. A mode of operation and an overall frame of strategy for the interventions are proposed. Justifications concerning economical or global aspects of the project are brought. The model here is inspired from the idea described in Sketch for an Excessive Suffering Control Network.
 

1 - INTRODUCTION
2 -
LE SERVICE DES INTERVENTIONS
      A -
Les sept étapes d'une intervention
      B -
Exemples de contributions
      C -
Exemples de bénéfices
3 -
LE SERVICE DES DONNÉES
4 -
LE SERVICE D'ORIENTATION STRATÉGIQUE
      A -
La globalité d'approche
      B -
La rentabilité économique
5 -
LE SERVICE D'ADMINISTRATION
      A -
Plan de développement

1 - INTRODUCTION

L'Agence stratégique de service humanitaire est une entreprise à but lucratif qui réalise des interventions d'entraide directe en vue d'organiser une maîtrise globale de la souffrance.

DESCRIPTION D'UNE INTERVENTION

Dans chacune des interventions,

•des personnes ou des organisations (2 ou plus)

•se lient pour une durée limitée (1 jour ou quelques mois)

•dans un contrat de type commercial

•mutuellement avantageux

•où les partenaires fournissent les contributions nécessaires pour atteindre un double but :

•maîtriser un problème de souffrance excessive qui affecte un ou plusieurs d'entre eux

•et faire progresser un plan d'ensemble pour développer une maîtrise organisée de la souffrance.

EXEMPLES

•Une intervention peut consister, par exemple, en un geste aussi simple que de procurer un répit à une personne débordée par ses responsabilités ou en une entreprise aussi complexe que de réaliser une campagne pour mettre fin à une guerre.

•Les interventions peuvent avoir lieu ou non dans le cadre d'une organisation existante.

•Les interventions peuvent toucher n'importe quel domaine : santé, problèmes économiques, problèmes sociaux, problèmes des pays en voie de développement, secours d'urgence, protection des animaux...

STRATÉGIE GLOBALE

· Chacune des interventions de l'Agence joue un rôle particulier dans un effort d'ensemble qui vise, par un système d'actions personnalisées et lucratives, puis éventuellement par d'autres mesures en association avec d'autres entreprises, à résoudre un par un et jusqu'au dernier les cas "irrésolus" de souffrance excessive.

· La cible stratégique est non pas de résoudre tous les problèmes qui affligent l'univers, mais de combler l'écart relativement mineur entre les forces qui favorisent la souffrance excessive et celles qui la combattent.

•Le moyen de réalisation concrète consiste à effectuer des actions d'entraide directe qui à la fois résolvent des cas de souffrance excessive affectant des individus, sont accessibles à tous, sont économiquement profitables, et s'inscrivent dans un plan d'ensemble pour développer une maîtrise organisée de la souffrance.

•L'Agence fournit des services d'encadrement (administration, orientation stratégique, données, formule d'intervention) pour mener à bien le plan d'ensemble.

•Le plan d'ensemble est élaboré à travers un processus d'échanges entre tous les services de l'Agence; en particulier, il est fait en sorte que chaque intervention contribue non seulement à augmenter un par un les cas résolus de souffrance excessive, mais aussi à faire progresser point par point le plan d'ensemble.

RÈGLES ET DÉFINITIONS

•Les interventions ont à respecter les règles décrites dans le Manuel-guide des interventions : une intervention comporte toujours 7 étapes d'activités formalisées, un tableau des responsabilités et des pouvoirs est établi par les participants, des critères et des analyses coûts/bénéfices guident les décisions...

•La souffrance excessive, qui est l'objet spécifique de cette entreprise, est définie ainsi :

1- c'est une souffrance, c'est-à-dire un phénomène concret qui a lieu dans un système nerveux, qui est éprouvé comme pénible et qui suscite un mouvement d'aversion chez l'individu;

2- c'est une souffrance qui, d'après l'individu et/ou d'après un certain consensus, a un degré d'intensité plus grand ou égal à cinq sur l'échelle de l'ISP (International Society for Panetics), qui compte neuf degrés;

3- c'est une souffrance qui persiste après avoir mobilisé pour sa cessation tous les efforts de l'individu qui la subit;

4- c'est une souffrance qu'une ou plusieurs personnes jugent trop terrible pour faire partie d'un monde humanitairement acceptable. 

RENTABILITÉ

•Toute intervention qui réussit procure des bénéfices plus grands que les coûts encourus. Chaque partenaire a le double statut de contributeur et de bénéficiaire (voir les Exemples de contributions et les Exemples de bénéfices dans le document de présentation). Tous les coûts et les bénéfices sont évalués en termes de dollars. A la fin d'une intervention les partenaires se partagent les bénéfices nets.

•Si les fonds sont insuffisants, l'Agence peut émettre des billets à ordre qui permettront au porteur désigné de se procurer, selon la valeur d'échange de cette monnaie alternative, des biens, des services ou de la monnaie courante.

•Ce qui fonde en définitive la rentabilité de ce projet, c'est la valeur économique que les gens comme vous et moi veulent bien attribuer à un capital croissant de maîtrise de la souffrance excessive.

DÉMARRAGE

•Ce projet est simple à mettre en branle, une fois complétée sa préparation théorique : il suffit qu'une personne s'engage dans la première étape d'une première intervention, puis une fois cette intervention menée à terme, qu'une deuxième intervention ait lieu, puis une troisième, etc. Éventuellement, les interventions se diversifieront, les services internes de l'Agence se développeront et le projet en entier sera en voie de réalisation.


2 - LE SERVICE DES INTERVENTIONS

Le service des interventions prend part avec des personnes ou des organisations à des contrats commerciaux ayant pour objet, dans le cadre d'un système d'interventions, de maîtriser des cas de souffrance excessive en allégeant leur intensité, en abrégeant leur durée, en prévenant leur apparition, ou en éradiquant leurs causes pour de bon. Dans chacun de ces contrats, les partenaires fournissent pour leur bénéfice mutuel les ressources nécessaires à une intervention. La contribution principale de l'Agence consiste à fournir une structure d'encadrement et de soutien.

 

A - Les sept étapes d'une intervention

1) Introduction : effectuer des contacts avec des gens en vue d'établir une collaboration pour résoudre un problème de souffrance excessive dans le cadre d'un plan stratégique.

2) Recherche : se renseigner sur ce qui peut être fait, réfléchir, localiser les ressources nécessaires à une intervention.

3) Proposition : suggérer de possibles opérations à mener.

4) Décision : choisir l'opération qui sera effectuée parmi celles qui sont proposées, en évaluant les coûts et bénéfices en termes de souffrance, argent, travail, temps, facteurs moraux, ressources diverses, probabilité de succès de l'opération, degré de controverse sur les sujets en cause...

5) Préparation : établir le contrat qui lie les partenaires dans l'intervention; organiser d'avance l'opération à réaliser.

6) Opération : effectuer l'activité qui résoud un problème de souffrance excessive; le rôle de l'Agence ici pourra être d'assurer un encadrement opérationnel, mais le plus souvent cet encadrement sera fourni par une organisation partenaire oeuvrant dans le domaine particulier de l'opération envisagée.

7) Conclusion : évaluer ce qui a été fait, effectuer le partage des profits s'il y a lieu, compléter le compte rendu de l'intervention.

 

B - Exemples de contributions

1) Temps, énergie, travail...

2) Informations, connaissances, talents, expertise...

3) Argent, financement...

4) Objets, équipements, installations, biens divers...

5) Services divers...

6) Structures d'information, de communication, de collaboration...

7) Soutien moral, foi, volonté, détermination, persévérance, courage, affection, sagesse, humour, esprit d'équipe...

8) Appuis de sympathie.

9) Le simple fait de participer à une intervention constitue une forme de contribution, car ce geste rend possible le fonctionnement de l'Agence et il donne l'occasion à tous les participants de bénéficier de divers avantages.

10) Les souffrances ou les risques de souffrance constituent aussi une forme de contribution car les personnes qui présentent leur cas à solutionner se trouvent à fournir une matière première essentielle à toute intervention.

 

C - Exemples de bénéfices

1) Échapper à une situation de souffrance excessive que l'on subit.

2) Avoir accès à des ressources pour se prémunir au maximum, soi-même, ses proches et sa collectivité, contre tout problème susceptible de causer de graves souffrances.

3) Toucher une part des profits monétaires que comporte une intervention réussie.

4) Réaliser une aspiration à secourir des êtres.

5) Réaliser une aspiration à améliorer le monde; pouvoir participer à un effort commun pour apporter une solution aux problèmes mondiaux; avoir moyen de réagir stratégiquement aux informations médiatisées qui suscitent notre compassion; pouvoir participer à une stratégie globale pour maîtriser adéquatement le phénomène de la souffrance .

6) Trouver à s'occuper en participant à des interventions ou à d'autres activités de l'Agence; être rétribué pour sa contribution; occuper un emploi; socialiser avec d'autres personnes; acquérir des connaissances, perfectionner son expertise...

7) Recevoir des documents qui permettent de mieux connaître les activités du domaine humanitaire et de s'intégrer au travail de l'Agence : le manuel de l'Agence, son périodique, ses divers répertoires de données...

8) Profiter des bienfaits pour soi rattachés à la pratique altruiste : satifaction du devoir accompli, estime de soi, bien-être, réduction du stress, meilleure santé...; bénéficier des valeurs rattachées à une idéologie humanitaire : sens de la vie, identité, responsabilité, solidarité, intégration psychologique, sociale, spirituelle, intellectuelle...


3 - LE SERVICE DES DONNÉES

Le service des données recueille et traite les renseignements utiles aux interventions et à la stratégie. Ce travail peut s'appuyer sur la banque de données considérable déjà constituée par l'Union des associations internationales et rendue accessible à travers leur Encyclopedia of World Problems and Human Potential. Plusieurs autres sources importantes de renseignements sont également disponibles chez divers organismes, de l'échelle locale à l'échelle globale. Le travail de documentation vise à fournir non seulement une collection étendue de renseignements utiles aux interventions, mais aussi une présentation des données qui puisse inspirer et faire apprécier la stratégie de l'Agence. En particulier, un important répertoire à constituer est le registre des cas de souffrance excessive, catégoriques ou individuels, qui sont à résoudre ou qui ont été résolus.

Les données peuvent se répartir sous cinq rubriques principales.

1) Les individus, humains et animaux, souffrant excessivement.

2) Les souffrances, les maux, les problèmes, les malheurs, etc.

3) Les forces (personnes, organisations, facteurs divers) qui produisent la souffrance excessive.

4) Les forces (personnes, organisations, facteurs divers) qui combattent la souffrance excessive.

5) L'évolution de la situation d'ensemble concernant la maîtrise de la souffrance excessive. 


4 - LE SERVICE D'ORIENTATION STRATÉGIQUE

Le service d'orientation stratégique s'occupe des idées et des plans qui peuvent assurer aux activités de l'Agence une meilleure efficacité dans la poursuite de solutions aux problèmes de la souffrance.

L'élaboration de la stratégie est surtout le travail du service d'orientation, mais c'est aussi un constant processus d'échanges entre tous les services de l'Agence. Par leurs décisions, les participants aux interventions contribuent au développement continuel de la stratégie aussi bien que les personnes chargées des données ou les administrateurs qui s'occupent au jour le jour de ce que sont la nature de l'Agence, sa mission, sa structure, son fonctionnement... De même, la mise en oeuvre de la stratégie dépend de la bonne volonté qu'ont les gens de coordonner leurs actions en se référant aux recommendations du service d'orientation.

Actuellement, en plus des conceptions stratégiques plus ou moins explicitement mentionnés dans la description de l'Agence et en plus des principes énoncés dans L'organisation générale contre les maux, il y a deux thèmes qui constituent les principaux éléments de la stratégie : la globalité d'approche et la rentabilité économique.

A - La globalité d'approche

Le but ultime de la stratégie est de résoudre dans son entier le problème de la souffrance excessive. Il semble important qu'une organisation poursuive un tel but de manière explicite. Les idées à la base d'une entreprise aussi radicale ont été une première fois abordées, examinées et débattues en 1986 dans L'organisation générale contre les maux, un manuscrit disponible sur demande qui présente les activités concernant les maux et leur contrôle dans une perspective unifiée et systématique. Dans le vaste contexte de ces activités qui occupent tant de gens et d'organisations, le but de l'Agence apparaît comme relativement modeste, car il implique non pas de prendre en charge tous les problèmes qui affligent l'univers, mais de combler l'écart relativement mineur entre les forces qui favorisent la souffrance excessive et celles qui la combattent.

Le moyen essentiel que préconise la stratégie de l'Agence consiste à mettre en oeuvre un plan ou un système d'interventions orienté vers la réduction un par un et jusqu'à zéro du nombre des cas de souffrance excessive qui échappent aux forces de solution en cours. En principe il semble "toujours" possible pour une personne de poser un geste de secours si elle le désire. L'Agence présume que de tels gestes individuels d'entraide présenteraient une nouvelle dimension d'efficacité et un nouvel attrait mobilisateur s'ils s'inscrivaient dans un effort global de solution. De plus, seule la simplicité des gestes directs d'entraide semble apte à déjouer la complexité égarante ou paralysante des choses et des opinions. Il semble donc indiqué de se baser sur les gestes personnalisés d'entraide pour établir un système formel d'interventions. Par ailleurs, il semble indispensable, afin d'assurer un progrès systématique dans le domaine humanitaire, de formaliser l'identification, la problématique et la solution des cas de souffrance excessive, ainsi que le préconise l'Agence. Enfin, une caractéristique important du système de l'Agence est la structure formelle décrite en partie dans la section Les sept étapes d'une intervention : grâce à cette structure versatile qui peut rester la même quels que soient le nombre des participants ou la diversité des interventions, la stratégie maintient un aspect constant à mesure qu'elle progresse vers son but, ce qui est utile à son élaboration, à sa transmission et à sa mise en oeuvre.

L'approche globale dans la stratégie de l'Agence consiste aussi à prendre en compte la situation d'ensemble du travail contre les maux, ainsi que les relations entre l'ensemble des activités humaines et le travail contre les maux. On peut prévoir dans ce contexte que, si l'Agence a du succès, d'autres entreprises semblables viendront collaborer ou compétitionner avec elle, de nouvelles structures de solution apparaîtront, des forces d'autres horizons se joindront de manière inattendue à ces efforts, et nous pourrons en venir dans les meilleurs délais à une maîtrise générale de la souffrance.

Déjà, jusqu'à présent, quatre entreprises ont pu être identifiées qui, d'une façon ou d'une autre, abordent les matières concernant la souffrance et son contrôle dans une perspective systématique.

1) L'Association internationale pour l'étude de la douleur, qui regroupe des milliers de scientifiques et qui a été fondée sous l'initiative de John Bonica.

2) L'International Society for Panetics, qui compte parmi ses rangs plusieurs personnes de renom et qui a été fondée sous l'initiative de Ralph Siu en vue de promouvoir une discipline d'étude concernant l'infliction et la réduction de l'infliction de la souffrance par les êtres humains.

3) L'organisation BLTC Research, qui préconise une attaque en règle contre les substrats biologiques de la souffrance et qui a été fondée par David Pearce, un internaute britannique auteur du manifeste intitulé The Hedonistic Imperative.

4) L'Agence stratégique de service humanitaire, dont le promoteur est Robert Daoust, auteur du présent document et du manuscrit intitulé L'organisation générale contre les maux.

 

B - La rentabilité économique

Un élément primordial de la stratégie de l'Agence est de miser sur la puissante motivation que génèrent à coup sûr les poursuites économiquement rentables. Pour ce faire, le service des interventions assure ses partenaires qu'ils toucheront une part des profits de chaque intervention réussie à laquelle ils auront participé.

Trois innovations rendent possible cette particularité.

1) D'abord, ce qui fonde la profitabilité des activités de l'Agence, c'est la valeur économique que les gens comme vous et moi veulent bien attribuer à une maîtrise accrue de la souffrance. Grâce à son système d'interventions, l'Agence accumule en quelque sorte comme un capital les facteurs susceptibles de contribuer à une maîtrise complète de la souffrance excessive. Son crédit se trouve alors évalué à la mesure de ce capital croissant.

2) Ensuite, toute intervention doit en principe réussir, et donc produire un bénéfice plus grand que les coûts encourus; tous les coûts et les bénéfices sont évalués en termes de dollars; chacune des parties au contrat a droit à une part des profits parce que chacune possède le double statut de contributeur et de bénéficiaire; à la conclusion d'une intervention les partenaires se partagent équitablement les bénéfices nets de l'intervention.

3) Enfin, si à la conclusion d'une intervention réussie les fonds qui représentent les bénéfices à distribuer sont insuffisants, l'Agence peut émettre des billets à ordre qui permettront au porteur désigné de se procurer, en fonction de la valeur d'échange de cette monnaie alternative, des biens, des services ou de la monnaie courante.

Comme on le voit, la rentabilité de l'Agence relève en partie de la logique de ce qu'on appelle "l'économie sociale", par opposition à l'économie marchande conventionnelle. Mais qu'elle soit marchande ou non marchande, une part importante de l'économie actuelle est de nature humanitaire en ce qu'elle répond aux besoins qu'ont les gens de vivre sans trop souffrir de la faim, des maladies, de l'injustice, etc. Nous savons que les consommateurs et les producteurs dans le domaine humanitaire présentent une demande qui dépasse grandement l'offre : la plupart des gens connaissent en effet des souffrances non maîtrisées qui pourraient être soulagées ou des aspirations compatissantes qui pourraient être comblées. Il y a là un marché potentiel immense qui s'ouvre dans notre ère post-industrielle pour tous ceux et celles qui désirent s'employer profitablement à conjuguer le progrès économique et le progrès humanitaire.


5 - LE SERVICE D'ADMINISTRATION 

Le service d'administration assume la gestion de l'Agence (et de ses services), sa conception, sa planification, son contrôle, son financement, sa comptabilité, etc.

A - Plan de développement

On peut envisager pour l'Agence un plan de développement en six phases.

1) Une première phase de conception préliminaire a commencé en mars 1998.

2) Une deuxième phase devrait débuter à l'automne 1998, quand s'amorceront en pratique les activités de l'Agence. Il suffira pour mettre l'organisation en branle qu'une personne s'engage dans la première étape d'une première intervention, puis une fois cette intervention menée à terme, qu'une deuxième intervention ait lieu, puis une troisième, etc.

3) Vers la fin de 1998 devrait débuter une troisième phase faisant place à la diversification des interventions, au développement des services internes et à l'élaboration d'un plan d'affaire formel.

4) Au cours de 1999, une quatrième phase devrait voir l'adoption d'une structure d'entreprise : corporation d'économie sociale?, société par actions?, coopérative?...

5) Au cours de l'an 2000 devrait débuter une cinquième phase, pendant laquelle l'organisation atteindra son rythme de croisière, poursuivra son expansion à l'échelle globale et sollicitera personnellement chaque individu à participer d'une façon ou d'une autre à ses activités.

6) Vers l'année 2008, une nouvelle phase pourrait s'ouvrir avec la création d'une alliance inter-organisationnelle pour la mise en oeuvre d'une solution d'ensemble au problème de la souffrance.


© Robert Daoust, Montréal 1998

Dernière modification : 2006/10/30

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