Vous êtes sur le site de Robert Daoust / You are on the website of Robert Daoust

 

NOTES BIOGRAPHIQUES

 

 



Naissance:   Mont-Laurier, 30 octobre 1948
Lieu de résidence:     Montréal, Québec, Canada
Études et emplois:    J'ai complété 11 années d'études en 1966. Par la suite, j'ai surtout poursuivi des recherches personnelles. J'ai pu m'assurer des revenus grâce à des prestations gouvernementales (chômage, bien-être), et grâce à de nombreux emplois temporaires ou à temps partiel.

 

  

RECHERCHES PERSONNELLES SUR LA SOUFFRANCE

1966 — Je prends conscience de l'étendue du malheur dans le monde. Les souffrances extrêmes subies par d'innombrables êtres dans leur marche à travers la vie m'apparaissent comme une désespérante persécution perpétrée par des forces inhumaines qu'il faut absolument vaincre. Sur le plan personnel, j'ai connu enfant des souffrances dues aux maladies usuelles (amygdalite, appendicite - avec complications dans mon cas, rougeole, coqueluche, oreillon...), d'autres dues à la mort de ma mère en 1951 (durant cinq ans je vois peu mon père, mon frère et mes deux soeurs), puis entre l'âge de neuf et treize ans j'ai éprouvé certaines difficultés quand les amis de mon âge étaient trop rares et quand à l'été 1962 j'ai occupé un emploi manuel. Sur le plan collectif, ce qui m'a affligé plus particulièrement à l'adolescence, outre le souvenir des deux guerres mondiales, de la Grande Crise économique et de l'Holocauste, ce sont les famines en Inde, en Chine, en Afrique, et les cauchemardesques menaces de guerre nucléaire. Mais bientôt toutes les souffrances composent dans ma tête cette vision d'ensemble, la marche épique des êtres assaillis, qui doivent s'organiser entre eux pour résister aux attaques et s'en libérer. La souffrance de tous, me dis-je, est comme la mienne ou celle de mes êtres chers, et son étendue me révolte.  

1967-1975 — Cette période est marquée par la dépression, les pensées suicidaires, la frustration sexuelle, la perte de la foi, la crise spirituelle, l'absurde, l'à quoi bon, le quoi faire dans la vie comme travail … Durant quelque temps, je cherche à tempérer le désespoir avec des pensées telles que celles-ci : chaque souffrance est compensée par un plaisir, la douleur est utile, lutter contre elle peut nuire au développement d'une vigoureuse sensibilité, tout problème se résout à force de peine (peut-être même le problème tout entier de la souffrance arriverait à se résoudre ainsi, me disais-je en élaborant d'après l'idéalisme de Berkeley une théorie des états de conscience où tout problème, si on souffre avec lui et qu'on l'endure jusqu'au bout du balancier, peut se changer en solution agréable !)... Puis j'en viens à reconnaître à nouveau que la souffrance est une monstruosité inacceptable dans la vie d'une foule de gens et d'animaux. Ma contestation de l'ordre social et politique s'accentue. Je cherche une issue aux problèmes humains de tous côtés, dans le savoir, dans la sagesse, dans la religion, en psychologie, en art, dans le paranormal, dans le suicide, dans le refus de penser aux noirs problèmes, dans des tentatives de vivre sans argent (source de tant de maux)... En 1974, j'essaie de concevoir une synthèse des révolutions à faire, puis j'imagine le projet d'un «Magasin général de services» où chacun pourrait trouver l'information et la collaboration dont il aurait besoin pour régler son ou ses problèmes. De février à avril 1975, je tente de concrétiser l'idée d'un tel service dans un café communautaire.

1975 — De septembre à décembre, j'envisage d'oeuvrer en médecine. Je prends un emploi quelconque dans un hôpital et je considère les programmes des écoles en sciences de la santé. Je me demande quelle serait pour moi la meilleure sorte de médecine à exercer. Par ailleurs, j'apprends que certaines activités ont plus d'efficacité que les actes purement médicaux pour favoriser la santé d'une population : les mesures d'hygiène publique, la lutte à la misère, la recherche biomédicale, la prévention des accidents, etc. Pour m'orienter, je pose comme critère la quantité de douleur que je pourrais soulager, mais alors je dois bientôt m'aviser qu'il n'existe aucun inventaire de la diversité des maux, de leurs causes et de leurs solutions! Se pourrait-il, après des millénaires de préoccupations si dramatiques à propos de la souffrance ou de la douleur, qu'on ne puisse trouver dans nos sociétés aucun endroit «central» où obtenir des informations à ce sujet? À partir de ce moment, je me mets à rêver d'une entreprise qui aborderait le travail concernant la douleur ou la souffrance dans une perspective globale, unifiée, systématique. Il est de la plus haute importance, me dis-je, de créer expressément une discipline théorique et une organisation pratique pour s'occuper «dans son ensemble» du problème de la souffrance. Cette idée de solution me paraît assez originale et importante pour justifier mes plus grands enthousiasmes, mais son caractère extraordinaire ou grandiose m'incite à la plus grande prudence.

1976-1977 — Je me mets à consulter des centaines de documents pour voir comment les théoriciens et les praticiens ont traité le problème de la souffrance. Je cherche à mettre au point mes conceptions et à élaborer un texte pour les présenter. J'envisage diverses façons de m'insérer dans une pratique globale contre les maux: joindre l'ONU ou la Croix-Rouge ou le bouddhisme, m'attaquer exemplairement à un problème éradicable comme la lèpre, prôner un nouvel ordre économique mondial, me consacrer à la recherche en sciences humaines, administrer une fédération d'organismes humanitaires, mener une carrière d'écrivain-journaliste engagé, devenir un héros flamboyant ou un pratiquant obscur de la charité quotidienne... En septembre 1977, je trouve l'Encyclopédie des problèmes mondiaux et du potentiel humain, un ouvrage monumental de l'Union des associations internationales : voilà enfin un renfort important dans la perspective de ma démarche, certains inventaires sont déjà commencés, je ne suis pas seul avec ma grande idée sur les bras! Mais il est clair pour moi, après ces deux années de vérification, que l'idée spécifique d'une approche globale de la souffrance n'a jamais été réalisée jusqu'à présent.

1978-1985 — Je tente de voir ce que je peux faire dans la région de Mont-Laurier, en la considérant comme un modèle microcosmique du vaste monde. Comme bien d'autres tentatives passées et à venir, c'est un échec. De retour à Montréal, je songe à un périodique d'intérêt humanitaire, à une «Agence pour les priorités humanitaires», et à une antalgologie, i.e. à une discipline scientifique concernant la souffrance et son contrôle, mais je ne vois pas comment je peux mettre en branle de telles initiatives. Je m'implique un certain temps à Amnistie internationale, à la Société québécoise pour la défense des animaux, à la revue Synthèse (qui traitait de l'activité des associations au Québec). J'accueille à l'occasion chez moi quelques personnes itinérantes ayant des problèmes de santé mentale, ainsi que quatre réfugiés du Sud. Je poursuis durant toutes ces années une intense quête psycho-spirituelle afin de découvrir une clé à ma vie et à mon engagement humanitaire. Je prends connaissance en 1984 des activités de l'Association internationale pour l'étude de la douleur : c'est le deuxième renfort important que je rencontre dans la perspective de ma démarche, bien que la douleur physique ne soit qu'une forme de douleur parmi plusieurs autres.

1986-1988 — Je produis en octobre 1986 un manuscrit de soixante-cinq pages présentant mes conceptions. Il est intitulé L'organisation générale contre les maux et il fait la description d'un cadre conceptuel pour organiser la théorie, la stratégie et l'action pratique concernant la souffrance. Je tente ensuite d'intéresser des gens au manuscrit ou à l'organisation, mais en vain.

1988-1990 — Je me tourne durant trois ans vers l'étude du système nerveux afin de comprendre les bases neuropsychologiques de la souffrance. Je participe au Plan de parrainage du Canada (de 1988 à 1997), avec une filleule en Haïti. J'inscris au registre commercial en août 1990 une entreprise appelée OMNES (devenue Algosphère en 2004), afin de fournir un certain cadre légal à mes activités de recherche.

1992-1997 — Je collabore avec une demi-douzaine d'organismes sans but lucratif. Je m'implique particulièrement, comme administrateur et bénévole, à la Fondation NDA, une association créée par des gens aux prises avec la douleur chronique. Je continue d'élaborer des plans pour créer une sorte de «centre stratégique d'action humanitaire» qui, entre autres choses, produirait un manuel de stratégie globale continuellement mis à jour.

1997-1998 — J'accède au réseau Internet (fév. 97). J'y rencontre deux nouveaux renforts importants, les troisième et quatrième, dans la perspective de ma démarche.

· BLTC Research préconise une attaque en règle contre les substrats biologiques de la souffrance. Il s'agit d'une organisation formée à l'initiative de David Pearce, l'auteur de The Hedonistic Imperative, un excellent manifeste sur l'abolition de la souffrance. Cependant, l'organisation semble vouée à rester encore longtemps à l'état de projet.

· L'International Society for Panetics (ISP) a pour but de promouvoir une nouvelle discipline portant sur l'infliction et la réduction de l'infliction de la souffrance par les êtres humains. Je deviens membre de cette société, officiellement en avril 2000.

En guise d'action dans le réseau Internet, j'essaie de promouvoir un groupe d'intérêt autour de l'Encyclopédie des problèmes mondiaux et du potentiel humain (avr.-juin 97), mais les gens qui s'y inscrivent demeurent plus passifs que je ne m'y attendais. Je participe ensuite sur Internet à un groupe de discussion du New Civilization Network (de juil. 97 à avr. 98) où je prends connaissance de la conception par Roan Carratu d'un «Geonet», un réseau géodésique de collaborateurs pour changer le monde. J'imagine bientôt sur ce modèle un «Algonet», un programme global d'actions directes pour réduire systématiquement le nombre des cas de souffrance excessive. Je présente le projet à mes correspondants de même que dans un site personnel (de nov. 97 à avr. 98). Comme toujours, les gens approuvent l'idée mais personne ne veut s'y engager! Cette fois, je suis résolu à aller jusqu'au bout de la question. De juin à octobre 1998, je reformule le projet Algonet sous la forme d'une «Agence stratégique de service humanitaire» et je propose l'idée à une vingtaine d'organisations de Montréal. En vain. Au début de décembre 98, je travaille au «camp de réfugiés» pour les itinérants, organisé au centre-ville par le groupe ATSA (Action terroriste socialement acceptable) en collaboration avec l'armée canadienne.

1999 — Puis, à temps plein, tout au long de 1999, je réfléchis. Dans le vaste ensemble des activités concernant la souffrance, pourrait-il se former une alliance, un réseau qui se doterait de moyens de gestion et de communication, et qui développerait et mettrait en oeuvre une stratégie universelle contre la souffrance excessive, une stratégie d'action directe, de transformation structurelle et de recherche théorique?

2000-2001 — En mars 2000, je crée un site Internet permanent (qui deviendra algosphere.org en 2004) afin de contribuer à développer la connaissance et le contrôle de la souffrance. Je propose aussi diverses idées ou projets à des correspondants variés, mais les réactions restent mitigées. En particulier, je propose que les matières qui concernent la souffrance fassent l'objet d'une discipline qui pourrait s'appeler l'algonomie, et je présente une Introduction à l'étude systématique de la souffrance. Par ailleurs, je prépare quelques documents sur le thème suivant : Quantification Research about Suffering at the International Society for Panetics. En août 2001, je suis invité à Washington par l'International Society for Panetics pour prendre part à un atelier de trois jours portant sur l'éventualité de publier un rapport annuel concernant l'infliction de la souffrance dans le monde : il en retourne que l'ISP n'est pas encore prête à s'engager dans une telle entreprise.

2002 — J'élabore le projet SOS-Réseau, dans la lignée de l'Algonet et de l'Agence stratégique de service humanitaire (voir 1997-98). J'imagine aussi un projet connexe à celui-là : Registre pour la prévention et le contrôle des cas de souffrance extrême. Par ailleurs, j'espère former à Montréal un groupe de recherche et d'action sur la douleur et la souffrance qui serait également une section locale de l'ISP. Je compte aussi établir sur Internet une chronique «Quoi de neuf sur la souffrance» qui compléterait ma Médiagraphie sur la souffrance. Cependant, la collaboration nécessaire à tous ces projets reste introuvable. Je pensais l'obtenir d'abord chez les membres ou l'exécutif de l'ISP, mais cette organisation semble paralysée, comme si elle cherchait en vain elle aussi une manière de réaliser sa mission. Je constate que depuis 1975 non seulement j'ai échoué dans ma quête d'une collaboration pour mes projets, mais aussi je n'ai pu trouver aucun «spécialiste» de la souffrance, en aucun domaine : médecine, psychologie, politique, service social, bienfaisance, philosophie, religion... Par exemple, je cherche en vain depuis des années un érudit bouddhiste qui aurait pris comme objet d'étude favori le dukkha, l'universelle souffrance, un sujet que la doctrine de cette religion présente pourtant comme l'une de ses préoccupations fondamentales. J'ai l'impression qu'il existe dans nos sociétés une résistance psychanalytique ou un blocage paradigmatique qui fait dévier tout effort pour aborder de front le problème de la souffrance. Terminologiquement, le mot souffrance fait problème, il n'a pas une définition claire. Par exemple, on l'assimile ou on l'oppose au mot douleur. Durant une période qui aura duré de septembre 2002 à janvier 2004, j'adopte l'expression "le désagréable" pour désigner plus précisément le phénomène qui m'intéresse.

2003 — J'essaie patiemment de démarrer quelque chose dans le cadre du projet SOS-Réseau (voir 2002). Je présente un mémoire contre la cruauté lors d'une commission sur la production du porc au Québec. Je cherche intensément la manière de réunir dans un même cadre de travail les quatre dimensions de ma quête : théorie, stratégie, pratique et globalité.

2004-2005 — Je démarre l'entreprise Algosphère, qui est enregistrée au Québec le 18 août 2004. Algosphère (voir la première version du site algosphere.org en 2004) a pour mission de réaliser des projets divers pour faire progresser la connaissance et l'action sur la souffrance. C'est d'abord un projet d'action pratique qui est envisagé, et je cherche de l'aide auprès d'organisations comme Echoing Green, Synergie 50+, Howard Rheingold's Brainstorms. Suite à ces démarches, il apparait que le premier projet ne peut pas porter sur la pratique, ni sur la stratégie, ni même sur la théorie, mais qu'il doit porter nécessairement plutôt sur la globalité qui se rattache à une approche algocentrique : il s'agit d'abord et avant tout, semble-t-il, d'une idée qu'il faut communiquer... En novembre 2005, les travaux de Iain Wilkinson pour une sociologie de la souffrance parviennent à ma connaissance : c'est le cinquième renfort important que je trouve dans la perspective de ma démarche depuis 1975.

2006 — Je prends un cours sur l'éthique et la philosophie politique à l'université. Par la suite je lis des livres comme The Body in Pain, The Culture of Pain, Suffering and Moral Responsibility, Suffering, Politics, Power, Souffrance et médecine, et les textes du philosophe Jean-Pierre Lalloz sur douleur et souffrance. J'entreprends de communiquer mon idée en interpellant autant que je peux les auteurs qui parlent de la souffrance. Je démarre quatre blogs: http://aboutsuffering.blogspot.com/, http://sur-la-souffrance.over-blog.com/, http://algonomie.wordpress.com/ et http://algonomy.wordpress.com/. Je contribue aussi à l'article Suffering dans Wikipedia.

2007-2010 — Je contribue substantiellement aux articles Suffering et Pain dans Wikipédia, et je produis occasionnellement des articles pour mes quatre blogs. Je lis quotidiennement, à partir de cette époque, ce que je peux trouver au sujet de la souffrance à travers des services de nouvelles (tel Google Alerts) et de 'syndication' (RSS).

Ayant appris que le congrès de l'Association internationale pour l'étude de la douleur aura lieu à Montréal en 2010, je m'efforce, entre juin 2007 et mars 2008, d'intéresser les spécialistes à une proposition qui y serait présentée en vue de clarifier la relation entre les termes douleur, souffrance et désagréable. Je deviens membre de la Société canadienne de la douleur (pour un an), et de l'Association québécoise de la douleur chronique. Je participe en septembre 2007 au premier Colloque francophone sur la douleur — Repenser la douleur. Les Actes du colloque ont ce paragraphe, p. 102:

"Le chercheur indépendant Robert Daoust, "préconise de développer un domaine d'activité pour la connaissance et la gestion de la souffrance". Il souligne que, selon lui, il serait nécessaire de trouver un terme commun "qui désigne tout ce qui nous fait mal, la douleur, la souffrance, les déplaisirs de toute sorte"; la pluralité des termes constitue un problème."

La revue Pain Research & Management, de la Société canadienne de la douleur, publie en 2009 ma lettre à l'éditeur (volume 14, numéro 2, Mars/avril 2009, page 173). En voici l'essentiel:

"I believe the problem of pain science knowledge translation has a political dimension that should be confronted head-on. It is a problem of resource distribution that could be compared, for example, to the one that prevails in nutrition science, in which solutions to hunger are well known but can only be implemented through politically adequate resource distribution. What modern politics is still lacking, in my view, is an approach to suffering (algonomy; http://www.algosphere.org/indexen.htm) that could inform social-economic management. There is a need for a science of suffering (algoscience; http://www.algosphere.org/intro/index.html), and psychology as well as pain science should be more aware of that need. Your editorial uses the words suffer and suffering, it raises the question of how pain is conceptualized and it states that there is a great need for integrative, even speculative, reviews and theoretical analyses. I would like us to go further — to clarify the link between pain and suffering, to recognize that because pain is an unpleasant experience, it is therefore a kind of suffering, to perform not only reviews and analyses but also to create the new science of suffering that must be created. If you ever hear of someone who might be interested, able, and available for that kind of creation work, please let me know!"

Depuis quelques années j'ai communiqué mon idée à beaucoup de gens. Les approbations ou les encouragements ne manquent pas, mais la collaboration reste nulle. Même les articles Suffering et Pain dans Wikipédia, respectivement visités environ 500 et 2 000 fois par jour, n'ont suscité pratiquement aucune contribution majeure sauf les miennes, ce qui illustre parfaitement le problème (à partir de septembre 2009, cette situation a changé pour l'article Pain). La solution bien sûr serait de présenter un premier projet assez attrayant pour instaurer l'algonomie durablement. Pendant quelques mois au début de 2008, je me suis vivement intéressé aux Objectifs du millénaire pour le développement, dans l'espoir d'y associer ma perspective. Mais je suis malheureusement amené à expliquer, en octobre 2008 dans Les objectifs du millénaire pour le développement et l'algonomie (suite), comment ce grand plan international pour améliorer le monde semble exclure à l'avance la possibilité de toute collaboration algonomique. En attendant qu'un projet fondateur approprié se dessine, je mise sur le développement de l'algonomie à travers une 'revue' des 'ouvrages précurseurs'. Je fais cela, surtout entre octobre 2008 et mars 2009, dans Algonomy — Review of Precursor Works, où je revois l'Encyclopédie des problèmes mondiaux et du potentiel humain ainsi que d'autres écrits de Anthony Judge. Durant les derniers six mois de 2009, je poursuis à propos du projet fondateur une réflexion qui trouve sa conclusion dans un article de blog: What the hell must be done, for heaven’s sake?. En 2010, je commence à fréquenter Facebook, ce qui m'amènera à participer à beaucoup de discussions autour des idées de David Pearce, Brian Tomasik et de l'altruisme efficace. Le congrès de l'Association internationale pour l'étude de la douleur a lieu en septembre à Montréal, mais ça coûte 300 dollars par jour, alors je ne peux pas y participer. Dans le sillage du congrès il y a le premier "Sommet international sur la douleur" où je peux participer en payant 75 dollars. J'y fais une intervention qui va modifier une phrase sur la souffrance dans la Declaration of Montreal.

2011-2015 —  En décembre 2010, Jean-Christophe Lurenbaum me contacte, puis nous travaillons ensemble en 2011 pour diffuser son livre Naître est-il dans l'intérêt de l'enfant ?. La page 6 du livre mentionne : "Il est diffusé avec la collaboration d'Algosphère, à qui 60% des bénéfices de vente seront versés en vue de créer une première organisation mondiale consacrée uniquement à l'étude et à l'allégement de la souffrance." Grâce aux efforts de Jean-Christophe, à ses idées et à son expertise, l'Alliance Algosphère est ensuite lancée, tel que raconté dans les Archives de l'Alliance. En mai 2012 je fais un voyage plutôt infructueux pour prendre part à une conférence sur la douleur à Prague avec mon document The Study and Management of Pain Require a New Discipline About Suffering. En 2013, le site internet de l'Alliance Algosphère est créé. Je croyais en 1975 que ça prendrait 2 semaines pour mettre en place une organisation embryonnaire pour alléger globalement la souffrance, mais ça aura pris, plus réalistement, 2 000 semaines.

 


© Robert Daoust, Montréal 2000-2016

Dernière mise à jour : 2016/10/25

Courriel : daoust514@gmail.com